APPEL À LA MANIFESTATION DU 13 AVRIL POUR LES LUTTES DE LIBÉRATION TRANS, CONTRE LA TRANSPHOBIE ET L’EXTRÊME-DROITE

Le groupe de travail (GT) genre et le comité de la CUAE rejoignent le Collectif Radical d’Action Queer (CRAQ) dans son appel à manifestation pour les luttes de libération trans, contre la transphobie et l’extrême-droite !


Luttes du CRAQ

Les luttes de libération trans sont un enjeu majeur au sein de l’université, comme partout ailleurs. Les luttes du CRAQ sont nécessaires en cette période de fachisation de la Suisse et de l’Europe plus généralement. En effet, les luttes de libération queer sont indissociables des luttes contre le fachisme. Or, en ce moment, les attaques institutionnelles et publiques contre les personnes trans se sont intensifiées. Ces attaques viennent systématiquement de l’extrême-droite, qu’elle soit institutionnelle comme l’UDC ou qu’elle ne le soit pas,  comme la Junge Tate, Nemesis ou Résistance Helvétique.


Pink-washing

Les étudiant.e.x.s de l’université de Genève (UniGE) ne sont pas épargné.e.x.s de ces attaques. Encore en 2022, des conférences transphobes avaient lieu à l’université et les personnes qui les ont arrêté ont été menacées de plainte pénale par le rectorat. Les institutions de l’université se vantent souvent de défendre les intérêts des personnes trans alors que dans les faits, elles ne font rien. Ou plutôt, elles mettent en place de molles campagnes contre le harcèlement pour éviter que son inaction matérielle soit réellement visible. Autrement dit, le rectorat et l’université plus généralement font du pink-washing. 


Toilettes non-genrées

Le (non-)traitement de la mise en place de toilettes non-genrées au sein des bâtiments universitaires est un bon exemple du positionnement de l’UniGE et du rectorat face aux questions féministes. Alors que des projets concrets de toilettes non-genrées ont été proposés et discutés, l’UniGE préfère attendre et mener des études de flux avant de (peut-être ?) commencer le dégenrage. Ce qui fait preuve de son manque de prise au sérieux de la transphobie vécue au quotidien par de nombreusexs étudiantexs. Même avec des solutions concrètes dans les mains pour améliorer les conditions de vie des étudiantexs trans, le rectorat et l’UniGE choisissent l’inaction.


Pour toutes ces raisons on vous invite à venir manifester avec le CRAQ le 13 avril à 16h30, rdv parc des Cropettes ! Pour les luttes de libération trans et non-binaires et contre la montée de l’extrême-droite !