Ingérence scandaleuse dans les affaires des associations d’étudiantEs

Le texte qui suit est une réponse au mail reproduit plus bas.

Monsieur,
À la lecture de votre message du 14 octobre dernier, il nous semble utile de préciser certains éléments.
Tout d’abord, nous nous réjouissons que vous profitiez vous aussi de la lecture du bulletin d’information indépendant en ligne Unige-Info. Sachez toutefois que la CUAE n’est aucunement liée à celui-ci. Votre confusion à ce sujet pourrait s’expliquer par le fait qu’il est arrivé par le passé que nous transmettions des textes à cet excellent outil de communication. Nous en faisons de même avec le présent message, afin que le comité d’édition de ce bulletin puisse lui aussi profiter de vos remarques.
La CUAE, par son rôle d’association faîtière, effectue un travail de représentation des étudiantes et des associations d’étudiantes auprès des autorités universitaires et politiques. Comme vous le remarquez de façon pertinente, elle n’entend pas représenter l’ensemble des étudiantes de toutes les facultés, mais uniquement ses membres. En effet, contrairement à ce qui se pratique dans les autres universités suisses, l’affiliation à la CUAE n’est pas automatique. Les étudiantes peuvent remplir une fiche d’inscription et ainsi devenir membre de la CUAE à titre individuel ou au travers d’une des associations membres. Plus de 3000 étudiantes de l’Université de Genève le font ainsi chaque année, dans l’ensemble des facultés. Dans ce contexte, vous conviendrez que la publication de l’ensemble de ces noms sur notre site internet apparaît comme peu opportune et un brin fastidieuse. Par ailleurs, l’APUG (association des professeurs de l’Université de Genève), dont vous êtes peut-être membre, ne le fait pas non plus.
Concernant la représentation des étudiantes de votre faculté, vous pouvez être tout à fait rassuré. Nous ne comprenons guère vos allusions à une « époque » à laquelle les étudiantes en médecine n’auraient pas souhaité se joindre à nous puisque l’AEMG est membre de la CUAE depuis de nombreuses années. Le 19 février 2009, l’assemblée générale de l’AEMG a confirmé son désir de rester au sein de la CUAE par 40 voix pour, 0 contre et 5 abstentions.
Enfin, nous avouons rester pantois devant les menaces voilées et l’arrogance déplacée qui terminent votre message. Sachez que nous ne saurions accepter l’immixtion d’un professeur, fût-il ancien vice-recteur, dans un domaine qui relève strictement des affaires étudiantes. Votre prétention à définir ce que serait « une association qui représente vraiment l’ensemble des étudiants de l’Université de Genève » dénote bien le mépris dans lequel vous tenez les revendications des étudiantes quand elles ne font pas preuve de toute la docilité voulue. Quant à votre demande au rectorat d’encourager la création d’un syndicat jaune à ses ordres (ou aux vôtres ?), nous ne pouvons que l’attribuer à un délire passager ou à un moment de stress intense lié au dies academicus.
Par conséquent, nous demandons au rectorat de ne pas entrer en matière sur votre demande. Nous vous demandons également de bien vouloir, à l’avenir, vous occuper de vos affaires.
Avec nos salutations,
Le comité de la CUAE
Voici le mail que nous avons reçu le 14 octobre 2010
Madame, Monsieur,

J’ai bien reçu le Bulletin « UniGE-Info » n° 18 que je ne commenterai pas.

Lors d’un bref passage au rectorat il y a quelques années, j’ai été frappé par le rôle disproportionné de la CUAE , qui se présente comme :
* une association faîtière des étudiantes et étudiants de l’Université de Genève ; * leur porte-parole auprès des autorités universitaires et politiques.
Ma vision est que
* la CUAE ne représente en aucune façon l’ensemble des étudiants des Facultés de l’Université de Genève.
* Vous n’avez aucune liste membres sur votre site, que j’ai visité ce matin, si bien qu’on ne peut se faire une idée des Facultés représentées dans votre association.
Je me suis entretenu avec les membres de l’AEMG (association des étudiants en médecine) qui ne semblaient pas souhaiter se joindre à vous à l’époque.
Je vous invite donc à veiller à une meilleure représentation des étudiants de toutes les Facultés si vous souhaitez réellement être une association faîtière des étudiantes et étudiants de l’Université de Genève. Dans le cas contraire, j’invite le Rectorat à ne plus reconnaître votre association et lui propose de demander aux étudiants de toutes les Facultés de l’Unige de se mettre ensemble pour constituer une association qui représente vraiment l’ensemble des étudiants de l’Université de Genève.
Avec mes salutations.

Charles Bader