Après trois ans de luttes, une occupation de nos anciens locaux, beaucoup de rendez-vous où la langue de bois s’est déchaînée et un ras-le-bol palpable, les associations d’étudiantes[ref]Les termes au féminin s’entendent bien sûr aussi au masculin.[/ref] ont enfin été relogées dans des locaux mieux adaptés à leurs besoins.
Les locaux des associations d’étudiantes se situent désormais à proximité des principaux bâtiments universitaires et bénéficient d’une meilleure visibilité. En effet, vous retrouverez les bureaux de la CUAE, la CGTF et le Nadir, le nouvel espace autogéré de l’AEEA, au 8-10 Passage Daniel Baud-Bovy (en face d’Uni Mail, côté parc). Pour l’instant, chaque association a obtenu un bureau et nous disposons également de deux salles de réunion et d’espaces de stockages dont peuvent bénéficier les associations membres qui le désirent. On peut toutefois regretter que l’une des salles de réunion n’ait pas de fenêtre et que les bureaux des associations soient mal insonorisés, alors que les personnes que nous recevons lors de nos permanences ont besoin d’un cadre confidentiel pour exposer leur situation.
En 2008, lorsque les associations d’étudiantes ont appris qu’elles devraient déménager, elles proposaient déjà de déplacer leurs activités au 8-10 Passage Baud-Bovy. Comment expliquer qu’elles aient dû attendre aussi longtemps pour être relogées convenablement, si ce n’est la mauvaise volonté du rectorat?
Celui-ci se défend en invoquant le manque récurrent d’espace alloué à l’université de Genève et la difficulté de gestion qui découle de l’éparpillement des bâtiments universitaires dans tout le canton. Pourtant, lorsqu’on sait que les assistantes s’entassent à plusieurs dans une pièce minuscule, alors que des professeures bénéficient d’un bureau qu’elles utilisent deux jours par semaine, et que les étudiantes s’agglutinent dans des amphithéâtres pleins à craquer, alors que le rectorat se fait construire une énième salle de réunion pour symboliser son statut, on a de la peine à accorder du crédit à ses arguments. Plutôt que d’écouter le rectorat se larmoyer sur la complexité des questions liées aux bâtiments, nous essayons de lancer des pistes de réflexion sur l’utilisation de l’espace et nous nous battons pour obtenir le minimum nécessaire aux activités des associations d’étudiantes.
En se préparant à lutter pour une véritable Maison des associations – évoquée à plusieurs reprises par le rectorat – où les étudiantes se feront un plaisir de recevoir non seulement leurs homologues, mais également les habitantes du quartier et les sans-papiers de passage, nous vous invitons à passer nous rendre visite à tout moment et à festoyer avec nous lors de la crémaillère du Nadir le mardi 27 septembre 2011, dès 16h.
Texte paru dans l’Agenda-Guide 2011-2012 de la CUAE