RENTRÉE 2008 : l’université flique les sans-papiers

Du fait de la présence de l’Office Cantonal de la Population (police des habitantes) lors des séances d’immatriculation, des étudiantes ont été empêchées de s’inscrire à l’université et n’ont par conséquent pas pu commencer leurs études à la rentrée.

L’université, en poussant des étudiantes dans ce traquenard, fait étalage de son zèle et de sa soumission à la politique d’expulsion de l’état policier. Depuis longtemps, la division administrative et « sociale » des étudiantes entretient des liens douteux avec l’office cantonal de la population. A l’occasion de cette rentrée, le rectorat a décidé de ne plus cacher sa collaboration avec la police des habitantes.

En assumant activement son rôle dans la politique de discrimination d’état, le rectorat met à jour sa duplicité et son hypocrisie, lui qui se flatte sans vergogne de sa politique d’égalité des chances et de démocratisation des études.

En faisant en son sein une place d’honneur à la police des habitantes, l’université a dépassé la limite du tolérable. Un palier a été franchi et chacune est concernée. Cette attaque ne passera pas.

L’université doit cesser immédiatement toute collaboration avec l’état policier et garantir l’accès à la formation pour toutes.